Créer un média indépendant en Tunisie est une gageure bien que rien dans les textes de loi ne l'empêche véritablement. Les seuls médias édités dans le pays sont complaisants ou affichent un caractère apolitique. Les autres sont condamnés aux oubliettes, à l'exil ou doivent se contenter du Web.
La quarantaine, cheveux poivre et sel, Salah Fourti est lassé des beaux discours sur la démocratie ressassés par les représentants de l’État. Au lendemain du changement politique du 7 novembre 1987 qui a vu arriver le président Ben Ali au pouvoir, Salah a été le premier à déposer une demande d'ouverture d'une radio privée, Radio 7. Une trentaine d’autres dossiers ont depuis été présentés à l’administration. Tous sont restés sans suite. Le 10 décembre dernier, journée des droits de l'Homme, Radio 7 a fêté ses 21 ans d’attente. "Nous avons écrit au plus haut responsable de l’État et présenté un recours devant le tribunal", raconte Salah, aujourd’hui fatigué de ce rêve qu’il a nourri pendant de nombreuses années. "L’ensemble de nos recours n’a donné aucune solution. Nous n'avons eu droit qu’à des réponses évasives", continue-t-il. Aujourd’hui, il est pourtant à la tête de l’Association des radios libres, qui regroupe les radios qui n’ont pas été autorisées à émettre.
Pouvoir discrétionnaire
Selon Naji el Bghouri, président du Syndicat national des journalistes (SNJ), "c’est l'une des atteintes à la liberté de presse en Tunisie. Il faut remanier le code de la presse pour assurer la libre initiative dans le secteur des médias". La Constitution ainsi que le code de la presse insistent pourtant sur le fait que l’édition est libre et garantie par la loi. Des conditions préalables particulières ne sont pas posées pour se voir accorder une autorisation. Pour Naziha Rejiba, de l’Observatoire national des médias, qui milite pour la libéralisation du secteur de la presse, "chaque citoyen a le droit d’éditer une publication. Or, ce droit nous est pour le moment dénié. Et tous les recours ont été épuisés pour le faire valoir". "En matière de presse, la Tunisie n’est pas un état de droit, mais de passe-droits. J’attends une autorisation pour une maison d’édition depuis février 2007", déclare Taher Bel Hassine, un homme d’affaire, directeur de la chaîne de télévision Elhiwar (Le dialogue) qui émet de l’étranger. "Les chaînes qui fonctionnent actuellement ont été autorisées par décision présidentielle annoncée à l'occasion d'un 7 novembre [fête d'investiture de Ben Ali, ndlr] quelconque", ajoute-t-il.
Depuis le sommet mondial sur la société de l’information organisé en 2005 à Tunis, le pays s'est trouvé obligé de libéraliser un tant soit peu le secteur des médias. Trois autorisations ont été octroyées à Radio jawhara, MozaïqueFm et Hannibaltv, qui ont en commun d'avoir adopté une ligne pro pouvoir et d'axer leurs programmes sur le divertissement. "La libéralisation des ondes n’était qu’un simulacre. La Tunisie ne pouvait ignorer le mouvement mondial de la liberté d’expression et était obligée de s’y engager, tout en ménageant le monopole de fait sur le secteur. Les autorisations ont été octroyées à des personnes faisant partie directement du cercle familial présidentiel", explique Salah Fourti. Radio Zeitouna (L’olivier), qui vient de faire son apparition, est détenue par le gendre du président Ben Ali.
Poussés à l'exil
Selon le SNJ, la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) ou le Syndicat des radios libres, plus de 100 demandes d’autorisations de médias de presse écrite, radios et télévision confondues attendent toujours d’être satisfaites. Dans un pays où les publications indépendantes font cruellement défaut, la libéralisation du secteur de la presse constitue un souci majeur pour l’ensemble de la société civile. Selon des organismes comme le SNJ, la LTDH et Amnesty international, les titres indépendants ayant disparu à la suite de pressions diverses exercées sur leurs activités seraient plus nombreux que les titres créés. Devant cette réalité, plusieurs porteurs de projets de médias, las d’attendre ces autorisations ou anticipant un refus éventuel, ont choisi de le lancer à partir de l’étranger. D’autres se sont réfugiés sur internet en attendant une hypothétique ouverture. La Chaîne du Dialogue, qui émet par satellite, est diffusée à partir d’Italie tandis que le magazine Africana est édité en France. La revue Kalima s’est transformée en un webzine mais les autorités ont vite réagi en bloquant l’accès à son contenu à partir de Tunis, sort partagé par Radio 7, lancée sur internet en 2008. D’autres campent sur leurs positions et ne cèdent pas encore à la tentation de l’exil ou du Web, mais demeurent dans l'attente. "Je voulais et je voudrai un magazine en bonne et due forme, imprimé sur papier", affirme Noura Borsali, une journaliste qui attend depuis 17 ans l'autorisation de créer un magazine féminin qui s'appellerait "La maghrébine".
Par Féthi Djebali, Youad Ben Rejeb
samedi 11 octobre 2008
samedi 4 octobre 2008
Le Maghreb veut les beurs et l’argent des beurs
Les transferts d’argent continuent de peser lourd sur les balances commerciales des pays du Maghreb et surtout sur leurs réserves en devise. Etats et sociétés de transferts trouvent leurs comptes et cherchent de plus en plus à maintenir cette manne qui renflouent leurs caisses. Ces transferts se trouvent aussi être un puissant outil de réduction de la pauvreté dans ces pays.
Sans papiers à Paris, le mari de Myriam, mère de 3 enfants, envoie fréquemment de l’argent à sa famille. « Mon mari vit en France, mes enfants et moi en Tunisie. Nous ne l'avons pas vu depuis 4 ans.» Confesse elle « Il nous envoie, toutefois, de l'argent, le transfert étant quasi-instantanée».A cause de la question des papiers, le mari de Myriam, se trouve en effet dans l’impossibilité de passer par les réseaux bancaires pour envoyer de l’argent. Des sociétés comme western Union ou Money Gram lui permettent de le faire sans avoir besoin de papiers. Il compte parmi le million d’immigrés qui envoient régulièrement des fonds vers leurs familles.
En la seule année de 2007, le taux de transfert d’argent vers la Tunisie s’est vu augmenter de 8,4% atteignant 848 millions d’euros contre 780 millions d’euros en 2006. Les transferts de l’étranger sont de loin le deuxième pourvoyeur de l’Etat tunisien en devise après le tourisme. Mais le business du transfert d’argent est parmi les plus florissants dans toute la région du Maghreb. Etats et sociétés transferts y trouvent leurs comptes.
Les transferts vers le Maroc ont été estimés par la banque européenne à 3,4 millions d’euros dont 2,9 millions d’euros des pays de l’Europe pour 1.255 millions d’émigrés. Quant à l’Algérie le montant des transferts avoisine 1.547 millions d’euros pour 1.2 millions d’Algériens résidants à l’étranger.
Selon Mahmoud Ben Romdhane, économiste tunisien, « rapportés par tête d'habitant, les transferts de revenus effectués en Tunisie sont les plus importants du Maghreb, y compris le Maroc, pays réputé pour être l'un des plus importants bénéficiaires des transferts financiers de ses travailleurs résidents à l'étranger».
Un réducteur de pauvreté
Mais les envois de fonds n’en demeurent pas moins un phénomène d’envergure mondiale. Selon les chiffres de la banque mondiale, les envois de fonds aux pays en développement ont dépassé 157 milliards d’euros en 2007. Mais si l’on tient compte des envois non recensés qui transitent par des voies informelles, le montant réel est censé être bien plus important. Ne serait-ce que pour la région du Maghreb les transferts formels représentent plus du double de l’ensemble de l’aide au développement octroyée par les pays développés. Toujours selon les spécialistes de la banque mondiale « Les envois de fonds aboutissent fréquemment à un surcroît d'accumulation de capital humain, d'investissements et d'esprit d’entreprise ».
Avec un nombre de migrants approchant aujourd’hui les 200 millions à l’échelle mondiale, l’économiste en chef et premier vice-président de la Banque pour l’économie du développement, François Bourguignon, voit dans la productivité et les salaires de cette main-d’œuvre un « puissant outil de réduction de la pauvreté ». Les transferts d’argents au Maroc aident ainsi beaucoup de familles à dépasser le seuil de la pauvreté. En effet, une étude faite par le réseau FEMISE, un réseau méditerranéen d’instituts de recherches économiques démontre que le taux de la population qui a échappée à la pauvreté au Maroc grâce aux envois de fonds est de 19 à 23%.
Sollicitude
Pour ces raisons, les gouvernements du Maghreb font de tout leur mieux pour protéger cette manne qui renfloue les caisses de leurs Etats respectifs. Ceci se matérialise par une forte sollicitude de leur part à l'égard des communautés d’immigrés se trouvant dans les pays d’accueil. Le Maroc à titre d’exemple tient à ce que cette communauté soit représentée au parlement et les descendants d’immigrés marocains héritent automatiquement de la nationalité marocaine même née à l’étranger. La Tunisie ,quant à elle, entoure également ses ressortissants d’une attention particulière allant des facilités administratives aux émissions TV destinés à cette frange de la population en passant par les privilèges douaniers au retour définitif car leurs poches n’étant généralement pas vides , les immigrés investissent dans des microprojets dont le nombre était proche en Tunisie de 600 projets par an au cours des années 2002, 2003 et 2004, selon la rapport « Mouvements des personnes et des capitaux dans le bassin euro-méditerranéen et responsabilité sociale des acteurs». Ces projets ont contribué à créer 2000 emplois, représentant 2,5% de l'ensemble des emplois créés et 3% des investissements bruts réalisés dans le pays.
Fethi Djebali et Youad Ben Rejeb
Sans papiers à Paris, le mari de Myriam, mère de 3 enfants, envoie fréquemment de l’argent à sa famille. « Mon mari vit en France, mes enfants et moi en Tunisie. Nous ne l'avons pas vu depuis 4 ans.» Confesse elle « Il nous envoie, toutefois, de l'argent, le transfert étant quasi-instantanée».A cause de la question des papiers, le mari de Myriam, se trouve en effet dans l’impossibilité de passer par les réseaux bancaires pour envoyer de l’argent. Des sociétés comme western Union ou Money Gram lui permettent de le faire sans avoir besoin de papiers. Il compte parmi le million d’immigrés qui envoient régulièrement des fonds vers leurs familles.
En la seule année de 2007, le taux de transfert d’argent vers la Tunisie s’est vu augmenter de 8,4% atteignant 848 millions d’euros contre 780 millions d’euros en 2006. Les transferts de l’étranger sont de loin le deuxième pourvoyeur de l’Etat tunisien en devise après le tourisme. Mais le business du transfert d’argent est parmi les plus florissants dans toute la région du Maghreb. Etats et sociétés transferts y trouvent leurs comptes.
Les transferts vers le Maroc ont été estimés par la banque européenne à 3,4 millions d’euros dont 2,9 millions d’euros des pays de l’Europe pour 1.255 millions d’émigrés. Quant à l’Algérie le montant des transferts avoisine 1.547 millions d’euros pour 1.2 millions d’Algériens résidants à l’étranger.
Selon Mahmoud Ben Romdhane, économiste tunisien, « rapportés par tête d'habitant, les transferts de revenus effectués en Tunisie sont les plus importants du Maghreb, y compris le Maroc, pays réputé pour être l'un des plus importants bénéficiaires des transferts financiers de ses travailleurs résidents à l'étranger».
Un réducteur de pauvreté
Mais les envois de fonds n’en demeurent pas moins un phénomène d’envergure mondiale. Selon les chiffres de la banque mondiale, les envois de fonds aux pays en développement ont dépassé 157 milliards d’euros en 2007. Mais si l’on tient compte des envois non recensés qui transitent par des voies informelles, le montant réel est censé être bien plus important. Ne serait-ce que pour la région du Maghreb les transferts formels représentent plus du double de l’ensemble de l’aide au développement octroyée par les pays développés. Toujours selon les spécialistes de la banque mondiale « Les envois de fonds aboutissent fréquemment à un surcroît d'accumulation de capital humain, d'investissements et d'esprit d’entreprise ».
Avec un nombre de migrants approchant aujourd’hui les 200 millions à l’échelle mondiale, l’économiste en chef et premier vice-président de la Banque pour l’économie du développement, François Bourguignon, voit dans la productivité et les salaires de cette main-d’œuvre un « puissant outil de réduction de la pauvreté ». Les transferts d’argents au Maroc aident ainsi beaucoup de familles à dépasser le seuil de la pauvreté. En effet, une étude faite par le réseau FEMISE, un réseau méditerranéen d’instituts de recherches économiques démontre que le taux de la population qui a échappée à la pauvreté au Maroc grâce aux envois de fonds est de 19 à 23%.
Sollicitude
Pour ces raisons, les gouvernements du Maghreb font de tout leur mieux pour protéger cette manne qui renfloue les caisses de leurs Etats respectifs. Ceci se matérialise par une forte sollicitude de leur part à l'égard des communautés d’immigrés se trouvant dans les pays d’accueil. Le Maroc à titre d’exemple tient à ce que cette communauté soit représentée au parlement et les descendants d’immigrés marocains héritent automatiquement de la nationalité marocaine même née à l’étranger. La Tunisie ,quant à elle, entoure également ses ressortissants d’une attention particulière allant des facilités administratives aux émissions TV destinés à cette frange de la population en passant par les privilèges douaniers au retour définitif car leurs poches n’étant généralement pas vides , les immigrés investissent dans des microprojets dont le nombre était proche en Tunisie de 600 projets par an au cours des années 2002, 2003 et 2004, selon la rapport « Mouvements des personnes et des capitaux dans le bassin euro-méditerranéen et responsabilité sociale des acteurs». Ces projets ont contribué à créer 2000 emplois, représentant 2,5% de l'ensemble des emplois créés et 3% des investissements bruts réalisés dans le pays.
Fethi Djebali et Youad Ben Rejeb
mercredi 24 septembre 2008
Afrique : La corruption demeure endémique
Transprency international a publié aujourd’hui à Tunis au même temps qu’à Berlin, son rapport sur la corruption dans le monde comme chaque année depuis 1995.
Dans son rapport de 2008, le Danemark occupe la première place avec une note de 9.3 et est perçu comme étant le pays le moins corrompu dans le monde, contrairement à La somalie qui caracole en bas de l’échelle avec 1.0 tout comme le Myanmar et l’Irak avec respectivement 1.3 et sont perçus comme les élèves les plus mauvais en la matière.
Sur le continent Africain L’Afrique du sud avec 4.9 est perçue par l’ONG TI comme le meilleur élève, suivi par la Namibie et la Tunisie avec 4.4.
Le Nigeria malgré une note 2.7, il reste le pays qui fait le plus de progrès en matière de lutte contre la corruption.
Cet indice classe 180 pays en fonction des analyses d'un groupe international d'hommes d'affaires, d'experts et d'universitaires. L'indice va de 10 pour un Etat considéré comme "propre" à zéro pour un Etat considéré comme "corrompu".
Nous attendons un dynamisme de la société civile et l’aide de la presse pour faire du plaidoyer même si on sait que dans plusieurs pays tel que le Tunisie « la société civile n’est pas autorisé à avoir une haute voix » note Peter Eigen.
Dans ses rapports TI fait la différence entre la petite corruption, perceptible dans le quotidien du citoyen et la grande corruption souvent en rapport avec la négociation des grands contrats. « 5% des contrats d’infrastructure sont entachés de corruption » affirme Peter Eigen. Mais « La petite corruption n’est pas aussi petite que ça », a-t-il ajouté
« Plus le système est complexe plus la marge de corruption est importante »a affirmé par ailleurs M. Peter Eigen, Le président du comité consultatif de Transparency international.
Youad Ben Rejeb
Dans son rapport de 2008, le Danemark occupe la première place avec une note de 9.3 et est perçu comme étant le pays le moins corrompu dans le monde, contrairement à La somalie qui caracole en bas de l’échelle avec 1.0 tout comme le Myanmar et l’Irak avec respectivement 1.3 et sont perçus comme les élèves les plus mauvais en la matière.
Sur le continent Africain L’Afrique du sud avec 4.9 est perçue par l’ONG TI comme le meilleur élève, suivi par la Namibie et la Tunisie avec 4.4.
Le Nigeria malgré une note 2.7, il reste le pays qui fait le plus de progrès en matière de lutte contre la corruption.
Cet indice classe 180 pays en fonction des analyses d'un groupe international d'hommes d'affaires, d'experts et d'universitaires. L'indice va de 10 pour un Etat considéré comme "propre" à zéro pour un Etat considéré comme "corrompu".
Nous attendons un dynamisme de la société civile et l’aide de la presse pour faire du plaidoyer même si on sait que dans plusieurs pays tel que le Tunisie « la société civile n’est pas autorisé à avoir une haute voix » note Peter Eigen.
Dans ses rapports TI fait la différence entre la petite corruption, perceptible dans le quotidien du citoyen et la grande corruption souvent en rapport avec la négociation des grands contrats. « 5% des contrats d’infrastructure sont entachés de corruption » affirme Peter Eigen. Mais « La petite corruption n’est pas aussi petite que ça », a-t-il ajouté
« Plus le système est complexe plus la marge de corruption est importante »a affirmé par ailleurs M. Peter Eigen, Le président du comité consultatif de Transparency international.
Youad Ben Rejeb
« Notre chaîne a trouvé un refuge à l'étranger par nécessité »
Taher Bel Hassine : Directeur de la Chaîne ELhiwar Etounsi(le dialogue)
Quand est ce que vous avez déposé la demande de l'hebdomadaire ?
Je n'ai pas déposé une demande pour Elhiwar Ettounsi parce que, de l'avis de tous les juristes, il n'y a aucune loi qui régit l'ouverture de chaines de télévision privées. Vous avez dû remarquer que les chaines qui fonctionnent actuellement ont été autorisées par décision présidentielle annoncée à l'occasion d'un 7 novembre quelconque.
Vous n’aviez pas essayé de contacter des officielles ?
Non, toute fois des officiels m’ont contacté pour me dire qu'on sera toléré si on maintient une ligne éditoriale non agressive.
Selon vous, pourquoi votre demande a été rejetée ou plutôt elle n’a pas eu de réponse ?
J'ai eu la confirmation que dans mon pays, il n'y a pas d'état de droit, mais de passe-droits. C'est tellement vrai que lorsque j'ai déposé les papiers au greffe du tribunal de commerce de Tunis, pour ouvrir une société d'édition, le 8 février dernier, je me suis trouvé dans l'attente du récépissé de dépôt jusqu'à aujourd'hui, alors que la loi stipule que le récépissé doit être délivré immédiatement. Lorsque j'ai envoyé mon avocat au président du tribunal de commerce à ce sujet, il lui a répondu "qu'il n'y as pas de solution pour votre client". Voilà où nous en sommes.
Trouvez-vous le refuge à l’étranger une vraie solution pour votre chaîne ?
Notre chaîne a trouvé un refuge à l'étranger par nécessité d'abord, et puis grâce au soutien des démocrates italiens, car la chaîne Arcoiris tv n'est pas une chaîne commerciale mais militante.
youad Ben Rejeb
Quand est ce que vous avez déposé la demande de l'hebdomadaire ?
Je n'ai pas déposé une demande pour Elhiwar Ettounsi parce que, de l'avis de tous les juristes, il n'y a aucune loi qui régit l'ouverture de chaines de télévision privées. Vous avez dû remarquer que les chaines qui fonctionnent actuellement ont été autorisées par décision présidentielle annoncée à l'occasion d'un 7 novembre quelconque.
Vous n’aviez pas essayé de contacter des officielles ?
Non, toute fois des officiels m’ont contacté pour me dire qu'on sera toléré si on maintient une ligne éditoriale non agressive.
Selon vous, pourquoi votre demande a été rejetée ou plutôt elle n’a pas eu de réponse ?
J'ai eu la confirmation que dans mon pays, il n'y a pas d'état de droit, mais de passe-droits. C'est tellement vrai que lorsque j'ai déposé les papiers au greffe du tribunal de commerce de Tunis, pour ouvrir une société d'édition, le 8 février dernier, je me suis trouvé dans l'attente du récépissé de dépôt jusqu'à aujourd'hui, alors que la loi stipule que le récépissé doit être délivré immédiatement. Lorsque j'ai envoyé mon avocat au président du tribunal de commerce à ce sujet, il lui a répondu "qu'il n'y as pas de solution pour votre client". Voilà où nous en sommes.
Trouvez-vous le refuge à l’étranger une vraie solution pour votre chaîne ?
Notre chaîne a trouvé un refuge à l'étranger par nécessité d'abord, et puis grâce au soutien des démocrates italiens, car la chaîne Arcoiris tv n'est pas une chaîne commerciale mais militante.
youad Ben Rejeb
« Je voulais et je voudrais un journal en bonne et due forme »
Noura Borsali : journaliste tunisienne
Quand est ce que vous avez déposé la demande de l'hebdomadaire ?
J’ai déposé ma demande le 9 mars 1991 pour un journal qui traiterait des questions de femmes et qui s’intitulerait « La Maghrébine ».
Quel genre de réponse avez-vous eu lors du dépôt de la demande ?
Quelques temps après le dépôt de ma demande, le Secrétariat d’Etat à l’information m’a envoyé un formulaire à remplir afin d’avoir plus d’infos sur le journal. Ce que j’ai fait. Mais en vain en dépit des encouragements des journaux les plus importants de la place qui avaient espéré que j’obtins mon récépissé à l’occasion du 3 août de cette même année.
Trouvez vous absurde l'attitude des autorités surtout qu'il s'agit d'une publication sur la question féminine?
Je trouve regrettable, voire inacceptable cette interdiction qui constitue un paradoxe dans un pays, lequel, sur cette question, est à l’avant-garde du monde arabe, et aussi gravissime face à une régression qui nous guette.
Quel sont les recours que vous avez faits pour que votre demande soit satisfaite ?
Aucun car le contexte d’alors ne s’y prêtait pas.
Quel était votre sentiment lorsque les autorités ont donné l'autorisation à d'autres publications ?
Un sentiment d’amertume devant tant de gâchis pour un pays qui compte des potentialités qu’il aurait fallu encourager. Et puis de quelles publications importantes parlez-vous? Ont-elles réussi ou sont-elles destinées à changer le triste paysage médiatique de notre pays ? Je ne le pense guère.
Selon vous, pourquoi votre demande a-t-elle été rejetée ou plutôt n'a-t-elle pas eu de réponse ?
En 1991 avait -hélas- commencé le verrouillage politique après trois années d’ouverture.
Avez vous pensé à le publier sur le web?
Non. Parce que je n’avais pas projeté de créer un journal virtuel adressé à un public qui serait lui aussi virtuel. Je voulais et je voudrais un journal en bonne et due forme, en papier. Peut-être suis-je demeurer classique…
Youad Ben Rejeb
Quand est ce que vous avez déposé la demande de l'hebdomadaire ?
J’ai déposé ma demande le 9 mars 1991 pour un journal qui traiterait des questions de femmes et qui s’intitulerait « La Maghrébine ».
Quel genre de réponse avez-vous eu lors du dépôt de la demande ?
Quelques temps après le dépôt de ma demande, le Secrétariat d’Etat à l’information m’a envoyé un formulaire à remplir afin d’avoir plus d’infos sur le journal. Ce que j’ai fait. Mais en vain en dépit des encouragements des journaux les plus importants de la place qui avaient espéré que j’obtins mon récépissé à l’occasion du 3 août de cette même année.
Trouvez vous absurde l'attitude des autorités surtout qu'il s'agit d'une publication sur la question féminine?
Je trouve regrettable, voire inacceptable cette interdiction qui constitue un paradoxe dans un pays, lequel, sur cette question, est à l’avant-garde du monde arabe, et aussi gravissime face à une régression qui nous guette.
Quel sont les recours que vous avez faits pour que votre demande soit satisfaite ?
Aucun car le contexte d’alors ne s’y prêtait pas.
Quel était votre sentiment lorsque les autorités ont donné l'autorisation à d'autres publications ?
Un sentiment d’amertume devant tant de gâchis pour un pays qui compte des potentialités qu’il aurait fallu encourager. Et puis de quelles publications importantes parlez-vous? Ont-elles réussi ou sont-elles destinées à changer le triste paysage médiatique de notre pays ? Je ne le pense guère.
Selon vous, pourquoi votre demande a-t-elle été rejetée ou plutôt n'a-t-elle pas eu de réponse ?
En 1991 avait -hélas- commencé le verrouillage politique après trois années d’ouverture.
Avez vous pensé à le publier sur le web?
Non. Parce que je n’avais pas projeté de créer un journal virtuel adressé à un public qui serait lui aussi virtuel. Je voulais et je voudrais un journal en bonne et due forme, en papier. Peut-être suis-je demeurer classique…
Youad Ben Rejeb
Tunisie : Un nouveau né dans les kiosques tunisiens
Rou’a (visions) est le nouveau né de la presse qui sera bientôt dans les kiosques. Le premier numéro est prévu pour le début de l’année 2009. Il s'agit d'un magazine mensuel de réflexion, d'analyses, de politique, de société et de culture, lancé par Ridha Mellouli, professeur, membre de la Chambre des Conseillers et déjà rédacteur en chef de la revue AL MASSAR publié par l’union des écrivains tunisiens. Rou’a sera publié en langue arabe et en quadrichromie.
Le magazine s’inscrit dans la vague de lancement des médias privés en Tunisie. Cette vague a commencé avec la radio privée Mosaïque FM en 2004, la chaîne Hannibal Tv en 2005, la radio Jawhara FM, la chaîne Hannibal orient. Deux médias religieux à savoir radio Ezitouna (l’olivier) et Hannibal Elferdaws ont vu aussi le jour, avec la bénédiction du pouvoir. Toute fois plus qu’une cinquantaine de médias indépendants attendent encore l’autorisation.
Le magazine s’inscrit dans la vague de lancement des médias privés en Tunisie. Cette vague a commencé avec la radio privée Mosaïque FM en 2004, la chaîne Hannibal Tv en 2005, la radio Jawhara FM, la chaîne Hannibal orient. Deux médias religieux à savoir radio Ezitouna (l’olivier) et Hannibal Elferdaws ont vu aussi le jour, avec la bénédiction du pouvoir. Toute fois plus qu’une cinquantaine de médias indépendants attendent encore l’autorisation.
Tunisie : Un nouveau journal partisan en préparation.
« Le Tunisien », un nouveau journal sera édité en octobre 2008. Cet hebdomadaire bilingue d’informations et d’opinion sera lancé par le parti des verts pour le progrès et dirigé par Mongi Khamassi le secrétaire général du parti même.
Le Tunisien, sera Le journal n°10 en Tunisie dans la presse partisane. La paysage médiatique tunisien connaît déjà 9 publications dont deux pour le RCD, Le Renouveau et ELhouria (la liberté), El Maquef (Position) organe du parti démocrate progressiste, Attariq Aljadid (la voie nouvelle) organe du parti communiste tunisien devenu en avril 1993 le mouvement Ettajdid ( le mouvement du Renouveau), Elwahda (l’unité) organe du parti de l’union populaire, El Moustakbel( L’avenir) organe du mouvement des démocrates socialistes, Mouatinoun ( citoyens) organe du Forum démocratique pour le travail et la liberté, El Watan (La patrie) organe du parti démocratique unioniste , EL Ofok ( L’horizon) organe du parti social libéral.
Le Parti vert a été reconnu le 3 mars 2006, et l’autorisation a été accordée en temps record en Tunisie : 4 mois.
En l’occurrence plusieurs partis verts dans le monde, tel que les verts français et les verts européens, ont dénoncé la création de ce parti en déclarant que le véritable parti écologiste tunisien est en réalité le mouvement Tunisie Verte, dont le dossier, n'est toujours pas accepté par le ministère de l'intérieur depuis le 19 avril 2004.
Le Tunisien, sera Le journal n°10 en Tunisie dans la presse partisane. La paysage médiatique tunisien connaît déjà 9 publications dont deux pour le RCD, Le Renouveau et ELhouria (la liberté), El Maquef (Position) organe du parti démocrate progressiste, Attariq Aljadid (la voie nouvelle) organe du parti communiste tunisien devenu en avril 1993 le mouvement Ettajdid ( le mouvement du Renouveau), Elwahda (l’unité) organe du parti de l’union populaire, El Moustakbel( L’avenir) organe du mouvement des démocrates socialistes, Mouatinoun ( citoyens) organe du Forum démocratique pour le travail et la liberté, El Watan (La patrie) organe du parti démocratique unioniste , EL Ofok ( L’horizon) organe du parti social libéral.
Le Parti vert a été reconnu le 3 mars 2006, et l’autorisation a été accordée en temps record en Tunisie : 4 mois.
En l’occurrence plusieurs partis verts dans le monde, tel que les verts français et les verts européens, ont dénoncé la création de ce parti en déclarant que le véritable parti écologiste tunisien est en réalité le mouvement Tunisie Verte, dont le dossier, n'est toujours pas accepté par le ministère de l'intérieur depuis le 19 avril 2004.
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