La peinture se révèle, témoigne des tensions qui fracturent la société et redessinent des traits de l'angoisse des humains, elle est ce langage universel qui s'oppose à la violence de tous les temps... une exposition-débat a été organisée par l'Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement autour de ce thème.
"Créons contre la violence" a mis les peintures de Yamina Mathlouth sous les feux de la rampe le samedi 27 décembre, à partir de 15h à Espace Tanassof à l'Ariana. Le public a été invité à un débat riche animé par la psychologue Emna Ben Miled et le plasticien Omar Aloui.
dimanche 28 décembre 2008
Les bons vents de l'Afrique sous-exploités
Du vent, l'Afrique en a à revendre. Pourtant, l'énergie éolienne peine à y démarrer. Selon le rapport 2007 du Global Wind Energie Councel (GWEC), l'exploitation éolienne actuelle du continent représente à peine 5 % de la production mondiale. Or, les études montrent que le potentiel est gigantesque. Celle du cabinet spécialisé Hélimax, commandée par la Banque africaine de développement (BAD), identifie 15 pays africains disposant d'un gisement éolien propice au développement de cette énergie : l'Afrique du Sud, le Lesotho, Madagascar et Maurice pour l'Afrique australe, Djibouti, l'Érythrée, les Seychelles et la Somalie en Afrique de l'Est, l'Algérie, l'Égypte, le Maroc et la Tunisie en Afrique du Nord et le Cap Vert et la Mauritanie en Afrique de l'Ouest. L'un des plus grands parcs éoliens en Afrique devrait se situer bientôt en Éthiopie, dans la région du Tigray, mais il est encore en phase d'étude. 120 éoliennes de 1 MW devraient fournir de l'électricité à plus de 5 millions d'Ethiopiens.
L'étude souligne l'absence de volonté politique affirmée en faveur de
l'énergie éolienne malgré sa capacité à résoudre les problèmes d'électrification, surtout dans les zones reculées. En attendant une prise de conscience chez les décideurs africains, les coupures d'électricité demeurent une réalité quotidienne en Afrique.
Y. B. R. et F. D.
InfoSud Belgique Agence de Presse
L'étude souligne l'absence de volonté politique affirmée en faveur de
l'énergie éolienne malgré sa capacité à résoudre les problèmes d'électrification, surtout dans les zones reculées. En attendant une prise de conscience chez les décideurs africains, les coupures d'électricité demeurent une réalité quotidienne en Afrique.
Y. B. R. et F. D.
InfoSud Belgique Agence de Presse
Tunisie L'énergie éolienne a le vent en poupe
(Tunis) La Tunisie fait de plus en plus appel à l'énergie éolienne pour réduire sa facture
énergétique. Dompter le vent pour produire l'électricité s'avère un choix judicieux. Le pays
devrait devenir un des plus importants producteurs africains d'énergie de ce type.
Depuis 8 ans, Adel Hamrouni, chef du projet éolien à la Steg, la Société nationale d'électricité en
Tunisie, plante des éoliennes à Sidi Daoud, sur la côte centre-ouest du pays, à 50 km de Tunis, la
capitale. Un lieu idéal pour la production d'énergie verte, selon les études menées par la Steg, grâce
à la vitesse et à l'orientation des vents qui balayent la région. Son parc compte 70 éoliennes, mais
seules 42 ont déjà été mises en service. Après deux ans d'une stricte surveillance, le site nécessite
aujourd'hui une maintenance minimale et Adel n'y passe plus qu'en coup de vent. Plantées en file
indienne, les éoliennes offrent un spectacle qui émerveille toujours les villageois de Sidi Daoud. Ces
grandes machines aux pales de fer peintes en blanc s'intègrent parfaitement au paysage. "C'est
beau à voir, surtout de la mer", commente Omar, un pêcheur, bien qu'il préférerait des projets qui
font travailler les jeunes de l'endroit. "Au départ, on n'y croyait pas trop, mais le jour où on les a
mises en marche, c'était fabuleux", rappelle Mejri Mohieddine, chef du Département études
énergétiques à la Steg, qui travaille sur l'énergie éolienne depuis 15 ans. Mansour Bel Hadj, chef de
la centrale, veille au grain, avec une équipe de six personnes qui se relayent pour assurer le bon
fonctionnement du système. "Depuis la création de ce site, j'en connais chaque coin. Nos éoliennes
fonctionnent 80 % de l'année", souligne-t-il. Dans cette région où le vent ne manque presque jamais,
il arrive toutefois que celui-ci soit imprévisible. "Cette année, on a bien produit en été, alors que
d'habitude, le pic de production se situe en hiver", témoigne Bel Hadj.
Autant en apporte le vent
C'est la coopération entre la Tunisie et l'Espagne qui permet de financer le recours au vent. Les
banques tunisiennes apportent 50 % des fonds, et, à la suite d'un accord entre les deux pays,
l'entreprise espagnole Gamesa fournit et installe les éoliennes. Lorsqu'il sera intégralement en
service, ce projet éolien tunisien aura coûté près de 54 millions d'euros. "Comparé à d'autres
expériences dans les pays européens, le coût d'installation est raisonnable et une fois en place, le
projet ne nécessite pas beaucoup de personnel. De plus, les salaires en Tunisie sont bas", précise
Adel Hamrouni. L'État détenant le monopole sur le marché de l'électricité, les banques lui prêtent
facilement. Pour la Tunisie, dompter le vent est plus qu'un choix : une nécessité. Contrairement à
ses voisins, ses ressources pétrolières sont minimes, mais elles restent la première source de
production d'électricité. Avec la flambée du prix du pétrole ces dernières années, le déficit
énergétique (importation de pétrole raffiné contre exportation de pétrole brut, le pays ne disposant
que d'une raffinerie aux capacités limitées) s'est accru, en valeur, de 17 % en 2007, au point
d'affecter sensiblement la balance commerciale. Aujourd'hui, la centrale de Sidi Daoud fournit, avec
ses 42 éoliennes, 55 mégawatts (MW) au réseau national d'électricité, soit 2 % de la consommation
nationale. Cette part devrait atteindre 4 % avec la nouvelle centrale de Bizerte qui démarrera en
2009. Les centrales électriques produisent, elles, 3 300 MW. Trois autres centrales éoliennes sont
en construction au nord du pays, triplant la capacité totale en 2009, pour atteindre 200 MW en 2011.
La Tunisie sera alors le premier producteur africain, mais pas pour longtemps, puisque le Maroc
devrait produire 1 000 MW éoliens en 2011. L'éolien représentera alors 4 % de l'ensemble de
l'énergie électrique produite par le pays. La moyenne mondiale est de 6 %, mais la Tunisie s'en sort
bien pour un pays du Sud. Et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)
évalue son potentiel à 1 000 MW.
Des watts propres
Avec cette source d'énergie, c'est aussi la nature qui marque des points. L'énergie éolienne
permettra à la Steg d'économiser annuellement 92 000 tonnes de combustibles fossiles nécessaires
précédemment pour alimenter le pays en électricité et 11 000 mètres cubes d'eau utilisés pour
produire l'énergie. Le parc éolien permettra également d'éviter l'émission par an de 330 000 t de
CO2, 174 t d'oxyde d'azote, 190 t d'oxyde de soufre et 9 t d'autres gaz hautement polluants et
toxiques dégagés principalement par la combustion du pétrole, selon les ingénieurs du projet. Les
terrains occupés par les éoliennes peuvent en outre continuer à être cultivés et, contrairement aux
idées reçues, il n'y a pas besoin de vents violents pour faire fonctionner celles-ci. "La moyenne
idéale est de 20 km/h. D'ailleurs, au-delà de 90km/h, les éoliennes s'arrêtent par mesure de sécurité
", explique M. Bel Hadj. Toutes les éoliennes ont été implantées en se souciant d'un autre aspect,
celui du bruit pour les populations voisines, rassure pour sa part M. Abbes Miledi, ingénieur en chef à
Sidi Daoud. Originaire de l'endroit, il est ici chez lui, mais attend de rejoindre la deuxième centrale,
qui sera implantée à Bizerte, au Nord. "C'est le vent, conclut-il, qui m'a ramené chez moi, mais je ne
sais pas où il m'emportera."
Youad Ben Rejeb et Fethi Djebali ©InfoSud - Syfia
énergétique. Dompter le vent pour produire l'électricité s'avère un choix judicieux. Le pays
devrait devenir un des plus importants producteurs africains d'énergie de ce type.
Depuis 8 ans, Adel Hamrouni, chef du projet éolien à la Steg, la Société nationale d'électricité en
Tunisie, plante des éoliennes à Sidi Daoud, sur la côte centre-ouest du pays, à 50 km de Tunis, la
capitale. Un lieu idéal pour la production d'énergie verte, selon les études menées par la Steg, grâce
à la vitesse et à l'orientation des vents qui balayent la région. Son parc compte 70 éoliennes, mais
seules 42 ont déjà été mises en service. Après deux ans d'une stricte surveillance, le site nécessite
aujourd'hui une maintenance minimale et Adel n'y passe plus qu'en coup de vent. Plantées en file
indienne, les éoliennes offrent un spectacle qui émerveille toujours les villageois de Sidi Daoud. Ces
grandes machines aux pales de fer peintes en blanc s'intègrent parfaitement au paysage. "C'est
beau à voir, surtout de la mer", commente Omar, un pêcheur, bien qu'il préférerait des projets qui
font travailler les jeunes de l'endroit. "Au départ, on n'y croyait pas trop, mais le jour où on les a
mises en marche, c'était fabuleux", rappelle Mejri Mohieddine, chef du Département études
énergétiques à la Steg, qui travaille sur l'énergie éolienne depuis 15 ans. Mansour Bel Hadj, chef de
la centrale, veille au grain, avec une équipe de six personnes qui se relayent pour assurer le bon
fonctionnement du système. "Depuis la création de ce site, j'en connais chaque coin. Nos éoliennes
fonctionnent 80 % de l'année", souligne-t-il. Dans cette région où le vent ne manque presque jamais,
il arrive toutefois que celui-ci soit imprévisible. "Cette année, on a bien produit en été, alors que
d'habitude, le pic de production se situe en hiver", témoigne Bel Hadj.
Autant en apporte le vent
C'est la coopération entre la Tunisie et l'Espagne qui permet de financer le recours au vent. Les
banques tunisiennes apportent 50 % des fonds, et, à la suite d'un accord entre les deux pays,
l'entreprise espagnole Gamesa fournit et installe les éoliennes. Lorsqu'il sera intégralement en
service, ce projet éolien tunisien aura coûté près de 54 millions d'euros. "Comparé à d'autres
expériences dans les pays européens, le coût d'installation est raisonnable et une fois en place, le
projet ne nécessite pas beaucoup de personnel. De plus, les salaires en Tunisie sont bas", précise
Adel Hamrouni. L'État détenant le monopole sur le marché de l'électricité, les banques lui prêtent
facilement. Pour la Tunisie, dompter le vent est plus qu'un choix : une nécessité. Contrairement à
ses voisins, ses ressources pétrolières sont minimes, mais elles restent la première source de
production d'électricité. Avec la flambée du prix du pétrole ces dernières années, le déficit
énergétique (importation de pétrole raffiné contre exportation de pétrole brut, le pays ne disposant
que d'une raffinerie aux capacités limitées) s'est accru, en valeur, de 17 % en 2007, au point
d'affecter sensiblement la balance commerciale. Aujourd'hui, la centrale de Sidi Daoud fournit, avec
ses 42 éoliennes, 55 mégawatts (MW) au réseau national d'électricité, soit 2 % de la consommation
nationale. Cette part devrait atteindre 4 % avec la nouvelle centrale de Bizerte qui démarrera en
2009. Les centrales électriques produisent, elles, 3 300 MW. Trois autres centrales éoliennes sont
en construction au nord du pays, triplant la capacité totale en 2009, pour atteindre 200 MW en 2011.
La Tunisie sera alors le premier producteur africain, mais pas pour longtemps, puisque le Maroc
devrait produire 1 000 MW éoliens en 2011. L'éolien représentera alors 4 % de l'ensemble de
l'énergie électrique produite par le pays. La moyenne mondiale est de 6 %, mais la Tunisie s'en sort
bien pour un pays du Sud. Et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)
évalue son potentiel à 1 000 MW.
Des watts propres
Avec cette source d'énergie, c'est aussi la nature qui marque des points. L'énergie éolienne
permettra à la Steg d'économiser annuellement 92 000 tonnes de combustibles fossiles nécessaires
précédemment pour alimenter le pays en électricité et 11 000 mètres cubes d'eau utilisés pour
produire l'énergie. Le parc éolien permettra également d'éviter l'émission par an de 330 000 t de
CO2, 174 t d'oxyde d'azote, 190 t d'oxyde de soufre et 9 t d'autres gaz hautement polluants et
toxiques dégagés principalement par la combustion du pétrole, selon les ingénieurs du projet. Les
terrains occupés par les éoliennes peuvent en outre continuer à être cultivés et, contrairement aux
idées reçues, il n'y a pas besoin de vents violents pour faire fonctionner celles-ci. "La moyenne
idéale est de 20 km/h. D'ailleurs, au-delà de 90km/h, les éoliennes s'arrêtent par mesure de sécurité
", explique M. Bel Hadj. Toutes les éoliennes ont été implantées en se souciant d'un autre aspect,
celui du bruit pour les populations voisines, rassure pour sa part M. Abbes Miledi, ingénieur en chef à
Sidi Daoud. Originaire de l'endroit, il est ici chez lui, mais attend de rejoindre la deuxième centrale,
qui sera implantée à Bizerte, au Nord. "C'est le vent, conclut-il, qui m'a ramené chez moi, mais je ne
sais pas où il m'emportera."
Youad Ben Rejeb et Fethi Djebali ©InfoSud - Syfia
vendredi 21 novembre 2008
La Fondation Friedrich Ebert fête ses 20 ans en Tunisie

Le Ministre adjoint des Affaires Étrangères d'Allemagne Günter Gloser, et Le responsable de la FES pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord monsieur Hajo Lanz, se sont rendus en Tunisie pour participer aux festivités organisé par La Fondation Friedrich Ebert à l'occasion de son anniversaire de 20 ans en Tunisie.
Une réception rassemblant tous les partenaires de la Fondation a été organisée à cette occasion.
La présence de Monsieur le Ministre a également été l'occasion d'organiser une discussion avec des jeunes autour des défis de la jeunesse tunisienne.
table ronde à la CE

Une table ronde à la communauté européenne a été organisée Le 17 novembre avec le Ministre adjoint des Affaires Étrangères d'Allemagne Günter Gloser et des jeunes de différentes associations indépendantes tunisiennes afin de sonder les perspectives d’avenir pour tous les jeunes des pays du Maghreb. Ce si grâce à « la politique allemande et de la communauté européenne qui veut contribuer dans le dialogue du sud du méditerrané » selon M. le ministre adjoint. Tout fois, M. Günter Gloser a affirmé que se sont les pays concernés qui doivent s’y mettre et que c’est la tache des politiciens mais aussi de la société civil.
« Normalement les pays du sud regardent toujours vers le nord » d’après Le ministre adjoint c’est pour cela qu’il voit que l’office de jeunesse franco-allemand peut être un modèle pour la coopération entre les jeunes allemand et tunisiens.
Les jeunes présents dans cette table ronde ont affirmé que leur problème n’est pas l’immigration vers l’Europe comme ça en ai l’air mais en réalité c’est plus profond que cela. Concis et pertinent dans leurs interventions cette jeunesse voit que leurs problèmes se résume dans le chômage, la précarité, le manque de liberté d’expression, et une formation dans les instructions publiques qui ne cesse de se dégrader.
Houda Malloum, gagne le prix du journalisme "Every Human has Rights."

Houda Malloum, a gagné un prix du journalisme, "Every Human has Rights." Le prix du journalisme “Every Human Has Rights” récompense ceux qui, en se conformant aux critères professionnels les plus élevés, utilisent leur voix et leur influence dans les médias pour défendre le respect des droits de l’homme et des libertés, tels qu’ils sont énoncés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Depuis deux ans, Houda est journaliste à la Radio la Voix du Ouaddaï/Abéché à L'est du Tchad où elle prépare des programmes de radio sur le SGBV. Houda recupera le prix à la fete du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme des Nations Unis à Paris.
vendredi 7 novembre 2008
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